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Le Bal des crapules, méli-mélo meurtrier au Mélo d’Amélie

Le Bal des crapules

Le Mélo d’Amélie prête actuellement ses planches au Bal des crapules, un huis clos assassin d’une délicieuse cruauté. Un couple de jeunes bourgeois parisiens invite leur voisin du haut et leur voisine du bas à dîner. Objectif : les éliminer pour récupérer leurs appartements et créer un triplex !

Petit dîner pour projet immobilier

Rendez-vous au Mélo d’Amélie, petit théâtre de la rue Marie Stuart dans le 2ème arrondissement de Paris. En sous-sol, une buvette au charme clandestin nous accueille pour patienter avant la représentation. Petit avant-goût de l’ambiance intimiste de la salle dans laquelle nous prenons place à l’heure dite. Le rideau s’ouvre. Aperçu fulgurant d’une scène d’hystérie collective : une furie, la rage dans le regard, tente de poignarder un homme caché derrière un héros improvisé qui se sert d’un tabouret comme d’un bouclier. Une jeune femme en robe de soirée tente de maîtriser la forcenée. La lame du couteau transperce le vide avec frénésie, les cris se répondent, les corps s’agitent. Pause ! Le chevalier au trépied fige la scène. Comment en est-on arrivé là ? Etienne, petit chauve tout en lunettes et bretelles nous invite à faire un bond dans le passé, deux heures plus tôt, lorsque la soirée commençait bien et qu’il n’était encore question que d’une petite stratégie mesquine pour récupérer les appartements des voisins.

Je t’aime, je te tue. Moi non plus !

Bernard est le premier à sonner à la porte des deux comploteurs. Ce météorologue, souriant et grand admirateur du commandant Cousteau, répond à tous les devoirs de l’invité : fleurs pour la maîtresse de maison et conversation plate pour le mari. Ce-dernier s’éclipse en cuisine. Coup de théâtre ! Bernard se jette avec passion sur la main tendue de Gabrielle. Ils ont un marché, elle ne se donnera à lui que s’il quitte l’immeuble. L’intermède adultère est interrompu par le retour d’Etienne puis l’arrivée de Chantal ou « Chacha », voisine survoltée qu’on laisserait bien sur le palier. La joyeuse petite assemblée trinque sur un vin mauvais et échange des banalités. L’humour est de la partie, les bonnes manières aussi. Gabrielle et Bernard s’éclipsent pour admirer la vue du balcon. Nouveau rebondissement : Chacha et Etienne se lancent dans une folle danse féline. Ces deux-là ont leur plan : éliminer l’épouse pour que Chantal devienne « Gabrielle à la place de Gabrielle ». L’amant, l’épouse, le mari, la maîtresse, tous sont menacés !

Un joyeux massacre parfaitement orchestré

Le Bal des crapules fait partie de ces pièces réjouissantes car bien construites, rythmées, avec des rebondissements insoupçonnés. Luc Chaumar signe un texte intelligent à l’humour efficace sublimé par les comédiens. Nicolas Thinot affuble Bernard d’un sourire télégénique à la Gillot Pétré et le fait exceller dans l’art de la blague maritime. Marie Lanchas joue avec conviction une Chantal au look baba cool écolo, aussi idiote que folle. Le couple d’hôtes nous réjouit avec une Gabrielle insensible, autoritaire et castratrice (interprétée avec magnificence par Séverine Delbosse), et un Etienne, faible, lâche et traitre ; Serge Da Silva prend plaisir à déclamer des répliques d’une exquise incorrection : « La délation, c’est ma passion ! »

Avec ce quatuor de psychopathes, assassins néophytes et maladroits, vous n’êtes pas au bout de vos surprises !

 

>> Vous souhaitez réserver ? Vos places pour Le Bal des crapules ici.

Le Bal des crapules - affiche

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Un commentaire Post a comment
  1. Nadine #

    Très bonne pièce, nous avons passe un bel après-midi avec le bal des crapules.

    MERCI.

    février 9, 2014

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