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Cher Trésor

Suite au flamboyant succès rencontré la saison dernière, la nouvelle pièce de Francis Veber, Cher Trésor, a repris à la fin du mois de septembre. Gérard Jugnot occupera le Théâtre des Nouveautés à Paris jusqu’à janvier 2014 avant d’entamer une tournée avec ses compagnons de scène.Voici nos 5 bonnes raisons d’aller les applaudir.

1. Le retour de Francis Veber au théâtre

Depuis Le Dîner de cons en 1993, Francis Veber a pris son temps pour revenir au théâtre. Plus habitué au format cinématographique, il a su cependant imposer les ressorts comiques du boulevard sur grand écran dans des succés populaires devenus cultes. Cher Trésor est une enthousiasmante rencontre entre ces deux facettes de l’écriture de Francis Veber : le dynamisme et l’efficacité d’un découpage des scènes propres au cinéma mêlés à une mécanique et des rebondissements théâtraux.

Cher Trésor 2. Gérard Jugnot dans la peau de François Pignon

François Pignon est ce Français moyen, héros inaltérable de Francis Veber. Nombreux sont les comédiens à s’être collés au rôle de M. Tout le monde : Jacques Brel (L’Emmerdeur), Pierre Richard (Les Compères, Les Fugitifs), Jacques Villeret (Le Dîner de con), Daniel Auteuil (Le Placard), Gad Elmaleh (La Doublure)…chacun ayant su apporter son style. Gérard Jugnot endosse le costume avec une parfaite aisance et lui insuffle ce petit côté espiègle qui n’appartient qu’à lui.

3. Des comédiens au meilleur de leur forme

Le Théâtre des Nouveautés peut se vanter de la qualité de ses actuels pensionnaires, tous offrant un jeu impeccable : Alexandra Vandernoot est Christine, une décoratrice légère et vénale au sens esthétique douteux, Michèle Garcia incarne – avec un remarquable sens du comique – Marie, l’ex-femme intéressée de François, Irina Ninova joue la fraîcheur dans le rôle d’Olga, la séduisante jeune voisine, Éric Le Roch sort son épingle du jeu avec Maurice Toulouse, le contrôleur du fisc impartial et un tantinet sadique, Philippe Béglia, l’ami de jeunesse, retourne mieux que personne sa veste de banquier cupide, et Claude Brécourt fait sien le flegme du parrain milliardaire. Maîtrise, aisance et plaisir guident chaque parole, chaque geste, chaque regard.

4. Une comédie actuelle

Alors que beaucoup tentent d’oublier le contexte économique de ces dernières années en fréquentant les salles de spectacle, Francis Veber prend le parti de faire rire…avec la crise ! Force est de constater que le personnage clef de Cher Trésor est avant tout l’argent. François Pignon, chômeur de longue durée au RSA, vit dans le luxueux appartement de son parrain parti en croisière. Perdu au milieu d’un amoncellement de signes extérieurs de richesse, notre banal héros se sent invisible auprès de ses proches. Il a l’idée lumineuse de demander à un contrôleur fiscal d’éplucher ses comptes. La rumeur à peine lancée, les femmes se retournent sur son passage, l’ami d’enfance le prend au sérieux, le monde s’intéresse à lui, l’important n’étant pas d’avoir de l’argent mais que les autres le croient.

5. Un soupçon de folie

Si Francis Veber sait jouer avec les (dures) réalités de notre époque, il ne s’en autorise pas moins quelques fantaisies. Les simulacres d’oeuvres-d’art qui encombrent la scène sont aussi laids que farfelus : des clefs à écrous sur toile, la sculpture d’un crabe, un nain de jardin sortant d’un mur, un bar en pneus de voiture… Les curiosités qui occupent l’espace apportent cette petite dose d’invraisemblance qui amuse et rassure : vous êtes au théâtre, espace de liberté où seul l’imaginaire peut dicter ses limites. L’auteur profite au mieux de ce champ des possibles pour bouleverser à plusieurs reprises le destin de ce brave François Pignon. Réaliste ou non, qu’importe tant que le rire fuse.

 

(Crédit photo : Bernard Richebé)

 

Découvrez notre interview exclusive de Gérard Jugnot.

 

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Cher Trésor - affiche

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