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Robert Hirsch est Le Père au Théâtre Hébertot

Après le succès de la saison dernière, le Théâtre Hébertot prolonge Le Père sur 50 représentations exceptionnelles. Robert Hirsch et Isabelle Gelinas y incarnent le duo émouvant d’un père et de sa fille confrontés aux ravages de la maladie d’Alzheimer. L’auteur Florian Zeller touche là une corde sensible, véritable fait de société qui marque toutes les générations et malmène le lien familial. Un drame contemporain à l’émotion palpable.

 

La vieillesse n’est pas un sujet facile. Rarement exploré au théâtre. C’est le jeune et talentueux Florian Zeller qui s’y colle. Alors que Fabrice Luchini excelle dans la comédie du même auteur, Une heure de tranquillité, actuellement au Théâtre Antoine, Le Père s’engage sur un tout autre terrain, celui du drame familial causé par la maladie de l’oubli.

Le Père

Isabelle Gelinas et Robert Hirsch

André (Robert Hirsch) est âgé. Les pieds sur terre, drôle mais avec « son petit caractère », il vit seul et revendique son indépendance. Sa fille, Anne (Isabelle Gelinas), veut à tout prix lui imposer une aide. Il n’en ressent nullement le besoin et mène la vie dure aux auxiliaires. Pourtant, peu à peu, des choses étranges se passent. Des objets disparaissent, les meubles changent de place, les gens n’ont plus le même visage… Le monde d’André se trouble. Pour plus de facilité, Anne l’installe chez elle. Son mari (Bernard Yerles et Eric Boucher), dépassé par le vieil homme qui déambule toute la journée en pyjama, souhaite retrouver un équilibre familial et pose un ultimatum : il faut trouver une solution pour André.

Dans une mise en scène épurée, régie par la lumière tour à tour réconfortante et angoissante, Robert Hirsch/André déambule dans le labyrinthe des souvenirs incomplets. Fringant vieillard à l’esprit malade et pourtant si vif, qui recherche inlassablement sa montre, dernière boussole de son quotidien. De sa bouche, les mots acides et les sentences tombent tels des couperets. Souvent amusants, parfois durs. Il n’épargne personne et surtout pas sa fille qui le traite de plus en plus comme un enfant. Mais l’amour est dans le sacrifice et l’acceptation. Le comédien est d’une présence formidable, avec ses gestes saccadés, ses colères, son humour. Une certaine légèreté parvient à figer quelques instants heureux, le temps d’une discussion avec une jolie aide soignante ou d’une démonstration de claquettes. Isabelle Gélinas/Anne est inquiète, aimante, perdue, conciliante. Que faire face à la maladie qui avance inexorablement? Existe-t-il une bonne solution pour tout le monde? Hormis une interprétation sublime et une écriture juste et fine, Le Père a l’intelligence des pièces qui savent poser les questions essentielles, ces questions auxquelles nous sommes ou serons tous confrontés un jour, de près ou de loin. Du grand théâtre.

 

Le Père

Elise Diamant, Robert Hirsch et Isabelle Gelinas

 

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Le Père - affiche

 

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