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Elie Semoun est Pignon dans Le Placard, interview

Après le succès de Cher Trésor avec Gérard Jugnot, le Théâtre des Nouveautés laisse place à l’adaptation du Placard de Francis Veber. Dans le rôle phare, Elie Semoun, plutôt bien entouré puisque ses camarades de jeu se nomment Laurent Gamelon, Philippe Magnan ou encore Zoé Félix.  Rafraîchissons-nous la mémoire : François Pignon, comptable dans une usine de préservatifs, se fait passer pour homosexuel sur les conseils d’un voisin afin d’éviter le licenciement ; la réaction de la direction et de ses collègues va révéler les personnalités  et donner lieu aux situations les plus cocasses. Elie Semoun, qui succède à Daniel Auteuil (le M. Pignon du film) a su imposer son style et donner une nouvelle énergie à cette comédie de moeurs. Au cours d’une rencontre, il a accepté de nous en dire un peu plus. (Crédit photo : Julie Lacombe)


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Ticketac.com : Il y a neuf mois, nous avons rencontré Gérard Jugnot dans cette même loge pour la pièce Cher Trésor où il jouait le rôle de François Pignon, le personnage récurrent de Francis Veber. Dans Le Placard, vous êtes à votre tour François Pignon. Que pensez-vous apporter au personnage ?

Elie Semoun : Il paraît que je suis le numéro 10 ! Je n’ai pas l’impression d’être le même Pignon. On a tous le même costume, mais on le met comme on veut. J’ai la sensation d’avoir ajouté un peu de sensibilité. La peur aussi, parce que je crois que c’est un mec qui a peur de tout. Il a peur de la vie, de l’amour, de son ex femme, de Santini qui veut le taper… J’ai aussi peut-être ajouté mon expérience de mec qui fait du one-man-show, des petites choses à moi…

 

Tout le monde connaît le film Le Placard qui avait fait un carton. Daniel Auteuil tenait le rôle. Est-ce difficile de passer après lui ?

Non, pas du tout. Comme je vous le disais, ce personnage, on en fait ce qu’on veut. Je me le suis vraiment approprié. En fait, j’avais surtout peur que Veber m’emmerde en me donnant une musique. Je ne me suis pas laissé faire. En même temps il ne m’a pas bridé. J’ai parfaitement compris ce qu’il voulait.

 

Vous êtes content du résultat ?

Un rôle se travaille à très long terme. Là, on est dans la période où on va un peu à la pêche aux rires. Mais c’est microscopique. Ca me change complêtement du one-man-show qui est rock’n roll, sexy. Le théâtre est, à mon avis, plus ingrat. Je suis au service d’un personnage et d’un texte. Les rires qu’il faut trouver ne doivent pas être extérieurs… Je ne vais pas tout à coup me mettre à faire Kévina. Il faut que ce soit vraiment dans la situation. C’est ça qui est intéressant.

 

Elie Semoun

Crédit photo : Julie Lacombe

Vous avez fait un peu de théâtre au cours de votre carrière. Vous seriez tenté pour rejouer dans une pièce classique ?

En ce moment je joue un peu de manière industrielle. Sept fois par semaine, dont deux représentations le samedi et une le dimanche. C’est nouveau pour moi. C’est très intense. J’en ai pour un an et demi de Placard, après je pense que je n’aurai qu’une envie, celle de remonter sur scène seul dans mon one-man-show.

 

La proximité d’autres comédiens vous pèse ?

Pas du tout. On s’entend super bien. Mais, ce n’est pas pareil.

 

Vous avez moins de liberté, c’est sûr.

Ah oui, grave. Rien à voir. Mais je l’ai choisi et je trouve ma liberté dans ces contraintes.

 

C’est un sentiment que vous percevez aussi dans une équipe de cinéma ?

Pour moi, il n’y a rien de mieux que le one-man-show. C’est le registre le plus dur, celui où on prend le plus de risques parce qu’on est seul devant des milliers de gens. Et cela donne des sensations qu’on n’a nulle part ailleurs, ni au théâtre ni au cinéma.

 

Vous écrivez en ce moment ?

Oui. Bon, là j’ai arrêté depuis quinze jours, je me sens un peu coupable. Mais je vais reprendre, bien sûr.

 

Comment s’annonce la tournée du Placard après la saison au Théâtre des Nouveautés ?

On est partis pour au moins 100 dates, mais tout va bien. On est contents.

 

Allez-vous donner suite à votre carrière dans la chanson ? [Elie Semoun a travaillé sur deux albums de bossa nova dont le dernier est sorti en 2007.]

Non. Je suis tombé amoureux d’une fille donc je lui ai écrit des chansons d’amour. Il faudrait que je retombe amoureux, je n’en sais rien…

 

Ce n’est pas compliqué de passer du one-man à la chanson ? Peut-on vous prendre au sérieux ?

J’ai vendu 80 000 exemplaires du premier album, c’était pas mal. Bien sûr des gens ne me prenaient pas au sérieux. Je me souviens quand j’ai fait la première partie de Voulzy à l’Olympia, les gens étaient morts de rire parce que j’ai placé deux ou trois vannes au début. A la première chanson ça a dû leur faire bizarre, mais au bout de cinq ou six, ils se sont laissés emporter. C’est de la bossa, c’est super beau. J’étais bien entouré, les chansons étaient jolies. Il est certain que c’est le grand écart.

 

Diriez-vous qu’on se met plus à nu dans la chanson que dans le one-man-show ?

Carrément. Le métier d’artiste met à nu de toute façon. Dans la chanson, on se déshabille.

 

Si vous n’aviez pas été artiste. Qu’auriez-vous fait ?

Paysagiste, jardinier, un truc comme ça. Je suis fan de jardinage.

 

Le Placard - affiche

 

Retrouvez la vidéo :
Interview Elie Semoun en vidéo
Titre :
Interview Elie Semoun en vidéo
Description :

Elie Semoun nous parle de lui et de son rôle dans la pièce "Le Placard" de Francis Veber dans une interview vidéo exclusive. Retrouvez le comédien, aussi drôle dans ses interviews que sur scène, au Théâtre des Nouveautés.

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