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La Flûte enchantée, 5 raisons de l’écouter aux Variétés

Voici quelques jours que Mozart a investi le Théâtre des Variétés avec une adaptation de La Flûte enchantée. Jean-Philippe Daguerre, metteur en scène habitué des plus grands théâtres parisiens, a pris le partie d’une performance intimiste avec quatre musiciens et une petite dizaine de comédiens, restituant toute la force du conte sans délaisser les illustres mélodies. Nos 5 bonnes raisons d’y aller.
 

1) Le grandiose d’un opéra, l’intimité d’un orchestre de chambre

Un violon, un alto, un hautbois, un basson… et c’est tout !  Pas de fosse ni d’emplacement attitré et définitif. Le quatuor est sur scène, à hauteur des comédiens et chanteurs, et participe pleinement à l’action. Assis ou debout, les musiciens accompagnent les voix, soulignent les péripéties, donnent vie à la magie. Une proximité et un minimalisme qui entretiennent le sentiment d’intimité. Mais lorsqu’il est question de donner de la voix, les interprêtent nous rappellent que l’art lyrique n’aime pas les concessions. Aussi bien sopranos que ténors s’appliquent à restituer en allemand toute la beauté du chef-d’oeuvre.

 

2) La part belle au merveilleux

La Flûte enchantée est avant tout une histoire fabuleuse où le jeune Tamino, à la demande de la reine de la nuit, part à la conquête du royaume de Sarastro pour délivrer la princesse Pamina. Pour l’aider dans sa quête, la reine lui confie une flûte enchantée et pourvoie son compagnon, Papagueno, de clochettes magiques. Emerveillement et fantastique sont au coeur de la mise en scène qui n’hésite pas à user d’effets spéciaux.

 

3) Un Papagueno irrésistible de fanfaronnerie

Le plus fantaisiste, le plus imprévisible, le plus drôle est sans conteste le personnage de Papagueno joué en alternance par Jonathan Pinto Rocha et Stéphane Dauch. Burlesque, vantard et lâche à ses heures, il est le fanfaron dans la plus pure tradition. Chacune de ses apparitions déclenche rires et commentaires dans la salle. Il est la bonne humeur incarnée, ce petit grain de folie qui vient désamorcer les tensions du récit.

 

4) La fantaisie de Mozart restituée

L’univers de Mozart n’est pas exempt d’extravagances. Sa musique s’amuse de bouffoneries et peut adopter une légèreté de ton révélatrice d’une insatiable joie de vivre. Jean-Philippe Daguerre et ses comédiens ont réussi à restituer cet incomparable sens de la fantaisie.

 

5) La démocratisation d’un genre roi

L’opéra, un genre élitiste ? L’équipe de La Flûte enchantée au Théâtre des Variétés est bien décidée à vous prouver le contraire. Si les paroles des grands airs sont en allemand, le texte des parties « théâtralisées » est en français et suffit à la compréhension des situations, ce qui permet au passage de s’attarder sur la beauté de la langue germanique lorsque Mozart la met en musique. Cette adaptation s’appuie sur l’humour, les rebondissements et la magie d’une histoire tant de fois jouée dans les plus belles salles d’opéra, mais trop souvent engoncée dans une tradition de fastes codifiés. Ici, on s’attache au côté divertissant et à la gaité d’un univers accessible, sans dénaturer sa profondeur philosophique et humaine.

 

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La Flûte enchantée - affiche

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