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Les Chevaliers du fiel, interview

Comme un retour aux sources, Eric Carrière et Francis Ginibre des Chevaliers du fiel participent chaque année au Festival Off d’Avignon. Alors qu’ils jouent tous les soirs au Capitole leur spectacle Croisière d’enfer, qui a cartonné ce printemps aux Variétés à Paris, ils se préparent à une rentrée plus que chargée avec la sortie de leur premier film,
Repas de famille, et le grand retour des agents de la brigade des feuilles dans Municipaux 2.0 en février 2015 sur la scène des Folies Bergère. Ils nous ont donnés rendez-vous un début d’après-midi aux Célestins place des Corps-Saints, QG de nombreuses célébrités du festival qui viennent y manger sur le pouce ou boire un café tout en discutant des représentations de la veille. C’est avec le sourire méridional que le duo s’est prêté au jeu des questions-réponses.

[Nous commençons l’interview avec Francis. Eric, en pleine conversation avec Alil Vardar à la terrasse d’en face, nous rejoindra quelques questions plus tard.]

 

Ticketac.com : Pouvez-vous nous raconter comment sont nés les Chevaliers du fiel ?

Francis : Eric et moi, on s’est rencontrés sur scène et on ne s’est jamais quittés depuis. A l’origine, j’étais musicien. Eric faisait déjà des spectacles dans lesquels il mélangeait sketchs et chansons d’humour. J’ai été contacté un jour pour remplacer son batteur. Je suis donc venu pour faire deux dates. On a répété ensemble, c’était comme si on se connaissait depuis des années. Un vraie rencontre ! Et depuis notre vie, c’est ça. Voilà des années qu’on tourne. On fait à peu près 200 dates par an. La radio, la télévision… On bosse, on bosse, on bosse.

 

Vous avez commencé à Toulouse. Vous y vivez toujours ?

Francis : Oui. Et puis nous y avons des théâtres [la Comédie de Toulouse et le Rex] et notre boite de production. On a fait le choix d’y rester pour sa qualité de vie. Même si on y est peu. Nous passons beaucoup de temps à Paris, notamment parce que nous y jouons. On a fait les Variétés cette année. On sera aux Folies Bergère en février 2015. Après ce sera le Palais des Sports pendant un mois. Entre les aller-retour pour la radio, les émissions télé, les rendez-vous et les spectacles, on est au moins trois ou quatre mois par an à Paris. Le reste du temps en tournée. Donc ça fait peu de jours chez nous…

 

Vous êtes plutôt des artistes heureux qui ont fait leur chemin, qu’est-ce qui vous amène encore à Avignon ?

Francis : Exactement. Les Chevaliers du fiel ont démarré à Avignon. Et on y est restés fidèles. Pendant quelques années nous n’avons plus fait le festival parce que nous étions passés sur des salles trop grosses. C’est toujours le cas d’ailleurs. On ne vient plus ici pour vendre nos spectacles.  On est finalement revenus à l’occasion de l’achat du Théâtre Le Paris. On se sent un peu chez nous dans la ville qui nous a vus naître. C’est comme une sorte de pélerinage.

 

Eric nous rejoint.

 

Vous n’êtes pas lassés après toutes ces années ?

Francis : Non parce qu’on s’amuse. Et puis le succès efface la fatigue.

 

Croisière d'enfer - affiche

Vous présentez votre spectacle Croisière d’enfer pendant tout le mois de juillet à Avignon. Avez-vous encore des dates prévues pour cet automne ?

Francis : Une tournée doit suivre.

Eric : Oui, 60 villes.

Francis : Avec des Zénith, des parcs des expositions, des palais des congrés…

 

Vous n’avez donc pas de période de repos entre Croisière d’enfer et votre nouveau spectacle, Municipaux 2.0, en février 2015 ?

Francis : Si, mais cette période va nous servir à faire la promo de notre film qui sort au mois de novembre [Repas de famille, adaptation de la pièce du même nom ; sortie annoncée pour le 26 novembre 2014]. La rentrée va être chargée puisqu’on créé un nouveau spectacle, un show télévisé sur D8, on sort un DVD… Et toujours les émissions de radio quotidiennes sur France Bleu…

 

Qu’est-ce qui a fait votre succès selon vous ?

Eric : Il n’y a pas de recette. On est toujours à fond. On créé souvent de nouveaux spectacles. Il n’y a pas d’arnaque. On ne vole pas les gens. Mais le succès n’est jamais garanti.

Francis : Comme le dit Eric, le public revient, et de plus en plus nombreux, parce qu’on se renouvelle.

Eric : C’est un travail permanent. On a fait 17 spectacles en 15 ans. On est à 200 sketchs chaque année pour la radio.

Le Best ouf des Chevaliers du fiel

 

Vous écrivez pour d’autres artistes .

Eric :  Ca arrive oui. Je co-écris pour Alil [Vardar]. J’ai écrit le one-man-show de Galabru. Et puis pour Chantal Ladesou, les Vamps… En ce moment moins parce qu’on a une grosse actualité qui nous attend.

 

Votre nouveau spectacle, Municipaux 2.0, est-il une reprise de La Brigade des feuilles ?

Eric : C’est la suite. Mais c’est vrai qu’il y a eu une confusion au début du projet. On pensait juste faire une reprise de La Brigade des feuilles avec une ou deux nouvelles parties, et puis je me suis lancé dans l’écriture et finalement c’est devenu un nouveau spectacle.

 

 

Comment se répartit le travail de création entre vous deux ?

Eric : Moi j’écris.

Francis : Et moi je lis. [Rires.]

Eric : Après il y a une part de créativité dans les personnages, propre à chaque comédien. Chacun amène sa pierre à l’édifice. On s’occupe aussi de la mise en scène.

 

Entre la scène et le cinéma, qu’est-ce qui vous semble le plus difficile ?

A l’unisson : Ca n’a rien à voir.

Eric : C’est lent le cinéma.

Francis : De toute façon, on revient toujours vers la maison mère, la scène.

Eric : Ce qui est pénible au cinéma, c’est qu’entre le moment où on écrit, où on tourne, où on  monte et où on vend… Il se passe trois ans ! Là, on est en train de finir les retakes [nouvelles prises] de notre film tourné il y a un an… C’est surréaliste !

 

Etes-vous drôles dans la vie ?

Francis : Ca dépend des moments.

Eric : Des fois oui, des fois non…

Francis : On rigole bien en dehors de la scène…

Eric :  Mais c’est vrai que c’est tellement prenant… A la fin d’un spectacle on est vidés.

Francis : On a l’occasion de rire tous les jours à la demande, alors pendant le temps qu’il nous reste, on est comme tout le monde, on s’occupe de nos factures d’électricité… C’est sûr, c’est moins drôle.

 

>> Réservez vos places pour le nouveau spectacle des Chevaliers du fiel, Municipaux 2.0, aux Folies Bergère

Les Chevaliers du fiel - Municipaux 2.0

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