Skip to content

Sébastien Castro, interview

Voilà déjà tout un été que Sébastien Castro sème la bonne humeur dans la capitale grâce à son one-man-show : Sébastien Castro vous présente ses condoléances, programmé au moins jusqu’en octobre à la Comédie de Paris. Si sa carrière a le vent en poupe à la scène, elle est tout aussi florissante au cinéma puisque d’ici la fin de l’année, trois films où son nom apparaît au casting seront à l’affiche. Il faut dire que son éternelle petite mine déconfite et son attitude impassible en toutes circonstances force l’admiration… et le rire ! Son spectacle –  une succession de situations délicates dans un quotidien légèrement désaxé – aurait pu tout autant s’intituler « Keep cool ! », le personnage passant haut la main les embûches les plus folles grâce à un calme et un recul exemplaires. Quelle ne fut pas notre surprise de rencontrer un jeune homme au sourire communicatif alors que nous redoutions l’artiste à tendance dépressive ! C’est donc avec enthousiasme et la bouille réjouie que Sébastien Castro a répondu à nos questions. (Photo : Guillaume Malheiro)

 

Ticketac.com : Votre carrière sur les planches n’est quasiment composée que de succès : Le Comique avec Pierre Palmade et mis en scène par Alex Lutz, Mission Florimont de Sébastien Azzopardi, Lady Oscar avec Amanda Lear, Une semaine pas plus mis en scène par Arthur Jugnot, L’Etudiante et Monsieur Henri avec Roger Dumas… Diriez-vous qu’une bonne étoile veille sur vous, voire, ne seriez-vous pas plutôt cette bonne étoile ?

Sébastien Castro : Ca reste entre nous, mais je me dis qu’il y a forcément un bide qui va arriver à un moment donné. Je le prendrai avec beaucoup de sérénité (rire). Souvent, les gens, que ce soit des metteurs en scène ou des producteurs, ont ce discours de « Qu’est-ce qu’on pourrait faire qui marche ? », « Qu’est-ce que les gens ont envie de voir ? ». J’ai toujours fait des choses qui me plaisaient. Quand j’ai lu le texte d’Une semaine pas plus par exemple, j’ai appelé aussitôt Clément Michel pour lui dire qu’il fallait absolument qu’on le fasse. C’était un vrai coup de coeur. J’étais très heureux que le public soit aussi au rendez-vous, mais il n’y avait rien de calculé. Je fonctionne aux envies. Ca n’empêchera pas de se planter, mais si ça arrive sur un truc qu’on veut vraiment défendre, c’est moins grave parce qu’on est allé au bout. Evidemment, on préfère que ça marche.

 

Sébastien Castro

Photo : Guillaume Malheiro

 

Vous avez travaillé avec des pointures, aussi bien au théâtre qu’au cinéma. Quelle influence ont sur vous les Alex Lutz, Pierre Palmade, Sébastien Azzopardi ou encore Arthur Jugnot ?

Sébastien Castro : Tous les metteurs en scène avec qui j’ai travaillé sont très bons parce qu’ils ont leur univers tout en respectant les acteurs. Ils n’essaient pas de façonner les comédiens. Ils les prennent pour ce qu’ils sont et les distribuent dans des rôles qui leur correspondent. Après ils vont bien sûr amener leur patte. Ce sont des metteurs en scène qui m’ont permis d’être moi et d’évoluer, mais avec ce que je suis. Alex Lutz par exemple est quelqu’un de vraiment axé sur la direction d’acteurs. Arthur Jugnot et David Roussel, qui travaillent ensemble, sont très complémentaires. Arthur fourmille d’idées et David le canalise.

 

Votre one-man-show Sébastien Castro vous présente ses condoléances était l’année dernière au Petit Palais des Glaces où il a bien marché. Votre arrivée cet été à la Comédie de Paris est-elle le début d’une longue ascension pour ce spectacle ou voyez-vous cette reprise comme une simple suite ? Autrement dit, quelles sont vos aspirations pour ce spectacle ?

Sébastien Castro : On présente vraiment ce spectacle comme une nouvelle version. Ce n’est pas tout à fait le début car la toute première a été créée il y a deux ans. J’ai relu dernièrement les textes avec Emmanuelle Tachoires, ma metteur en scène, et ça n’a plus grand chose à voir. Dans cette première version, les sketchs n’étaient pas liés et petit à petit, les choses ont été amenées à se recouper. Maintenant on présente le spectacle comme une pièce de théâtre parce qu’il y a un vrai fil conducteur. Les scènes peuvent difficilement être isolées. Quand on est l’auteur d’un seul-en-scène, c’est tellement tentant d’améliorer, de changer en se servant des retours du public. Pour moi qui suis perfectionniste, c’est hyper agréable. Dans une pièce de théâtre, bien sûr que ça peut bouger, mais si vous changez une de vos répliques, celle qui suit va peut-être moins fonctionner… Tout est imbriqué. Vous n’avez pas cette liberté-là. Si je reprends le fils de votre question, ce spectacle n’est pas vraiment le début, mais c’est le début quand même… (rire)

 

 

Si le texte évolue ainsi constamment, on peut imaginer une longue vie à ce spectacle.

Sébastien Castro : Oui. Beaucoup d’artistes de one-man jouent leur spectacle très très longtemps.

 

Votre ressemblance avec le personnage de « Droopy », vous l’avez créée ou c’est une attitude naturelle que vous entretenez ?

Sébastien Castro : Je pense que je l’entretiens un petit peu, mais franchement je ne me force pas beaucoup. Une fois j’ai passé des essais pour un film et le mec me disait : « Vas-y, vas-y ! Donne de l’énergie ! » J’essayais de faire ce qu’il me demandait, mais je vous jure que je n’y arrivais pas… Donc, oui c’est très naturel. (rire) Mais je ne m’en rends pas compte. J’ai l’impression d’être au bon rythme alors que c’est vous qui allez très très vite.

 

Votre truc en plus que le spectateur ne trouvera pas ailleurs ?

Sébastien Castro : Je suis un comédien. Aujourd’hui, 95% des humoristes ne le sont pas. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’ont pas d’univers ou de talent. Et dans le sens contraire, il n’y a pas beaucoup d’acteurs capables d’être humoristes. Alex Lutz en est un par exemple. C’est ce qui fait la différence : quel acteur + quelle écriture + quelle mise en scène + quelle rigeur ! Le spectacle a aussi ce truc en plus d’être dans la forme théâtrale. On est plutôt dans une comédie à un comédien que dans un vrai one-man-show. Pour moi, c’est un délire. Je raconte une histoire, mais elle est quand même un peu tordue… On n’est pas dans quelque chose de rationnel.

 

Quels sont vos projets d’ici la fin de l’année, hormis votre spectacle à la Comédie de Paris ?

Sébastien Castro : Trois films dans lesquels je joue vont sortir autour de la fin d’année. Une heure de tranquillité, l’adaptation de la pièce de Florian Zeller. Christian Clavier reprend le rôle tenu par Luchini au théâtre. Puis 36 heures à tuer de Tristan Aurouet, mais je crois aux dernières nouvelles que le titre exact sera Les Gorilles avec Manu Payet et Joe Starr. Et Coming In de Noémie Saglio et Maxime Govare avec notamment Pio Marmaï. Et là je vais tourner une série pour M6 à partir de septembre qui s’appellera « La Petite Histoire de France », un programme court humoristique.

 

La minute du 3 X 3

 

Vos 3 personnages de dessins animés préférés ?

Droopy, évidemment / Calimero / Bip Bip

 

3 choses à changer chez vous ?

Etre moins stressé (même si les gens ne me croient pas) / 10 cm de plus / Etre plus sportif.

 

3 idées pour échapper au mauvais temps de ce mois d’août ?

Aller voir Rodolph Sand dans Tout en finesse au Palais des Glaces, Une semaine pas plus au Théâtre Fontaine et  Sébastien Castro à la Comédie de Paris !

 

>> Réservez vos places pour le one-man-show de Sébastien Castro sur Ticketac.com

Sébastien Castro - affiche

 

Partager
Share Button
Pas encore de commentaire

Laisser une réponse

Vous pouvez utiliser des balises HTML basiques dans votre commentaire. Votre adresse email ne sera pas publiée.

Suivre ce commentaire via son fil RSS