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Chantal Ladesou, interview

C’est dans le splendide foyer du Théâtre de la Porte Saint-Martin que nous l’avons rencontrée. Chantal Ladesou, tout sourire et d’une élégante décontraction, nous salue. Elle joue actuellement dans Nelson, la nouvelle comédie de Jean Robert-Charrier où deux familles aux modes de vie très différents doivent fraterniser le temps d’un diner.

D’un côté, les bons vivants amateurs de steaks et de safaris, de l’autre, les végétaliens, amoureux de l’Afrique et défenseurs de la cause animale. Chantal Ladesou est Jacqueline, mère de famille et avocate sans scrupules qui accepte de se mêler au clan des buveurs de jus de concombre à la demande de sa fille. Féroce mais incroyablement attachante, elle déclenche les fous rires à chaque réplique. Une belle aventure qui commence pour cette comédienne et humoriste de choc au style aussi irrésistible qu’inimitable.  (Crédit photo : Matthieu Robart)

 

 

Ticketac.com : Le public a le plaisir de vous voir chaque année sur les planches dans des projets très différents tels qu’Adieu, je reste ! d’Isabelle Mergault (2012-2013), Les Précieuses ridicules de Molière (2009) ou actuellement Nelson de Jean Robert-Charrier. Qu’est-ce qui motive vos choix ?

Chantal Ladesou : Le désir de jouer et d’être sur scène. Cette grande envie de monter de nouveaux projets est très stimulante. J’ai passé cinq années à interpréter mon one-woman-show, J’ai l’impression que je vous plais… Vraiment !, et j’avais envie de refaire du théâtre. J’aime bien l’esprit de troupe. On se fait des farces dans les coulisses… Mais j’aime aussi être seule en scène. Je sais qu’après une saison à Paris et plusieurs mois de tournée avec cette pièce, Nelson, je vais avoir envie de me retrouver seule sur scène. C’est sûr !

 

Lorsque vous recevez le texte d’une pièce, qu’est-ce qui fait la différence ?

C. L. : Je ne sais pas lire les pièces ! Souvent on me dit « J’ai écrit pour toi »… C’est peut-être par pudeur ou je ne sais quoi d’autre, mais je n’aime pas lire les textes que l’on me soumet. J’aime les écouter, j’aime les premières lectures avec les comédiens. Là je me rends compte si c’est pour moi ou pas.

 

Chantal Ladesou

Photo : Matthieu Robart

Jean Robert-Charrier est un tout jeune auteur qui a fait ses débuts l’année dernière avec Divina au Théâtre de Variétés. Qu’est-ce qu’une nouvelle plume telle que la sienne peut apporter à une artiste dotée d’une carrière aussi riche que la vôtre ?

C. L. : C’est toujours bien d’avoir un auteur qui se penche sur vous et qui adapte son écriture à votre voix, vos intonations… C’est ce qu’il a fait. Je me suis rendue compte en répétant le texte que les phrases étaient scandées en fonction de mon élocution. C’est un cadeau ! J’aimerais peut-être bien écrire une pièce, mais je me sens plus douée pour un sketch, un one-man-show, qui passent plutôt par l’improvisation. Je trouve très confortable que quelqu’un écrive pour moi.

 

Que vous apporte-t-il de sa génération ?

C. L. : Le sujet est moderne. Quand je parle avec mes enfants, je vois qu’ils sont complètement branchés sur le bio, la nature, l’attention qu’il faut porter à ce qu’on achète. On parle de « base autonome », c’est-à-dire vivre en autarcie, n’avoir besoin de rien. Ma belle-fille a fait un potager. Tout ça, c’est dans l’air du temps. Avec le personnage de Jacqueline, je représente cette génération de 68 qui s’en est un peu foutu, qui a rempli les caddies, qui a peut-être fait des erreurs justement. Aujourd’hui, ce sont les jeunes qui nous apprennent les choses.

 

Dans Nelson, votre personnage, tout en excès et sans complexes, est jubilatoire. Jacqueline apporte énormément de plaisir au public par son franc parler et son incorrection. Avez-vous autant de plaisir à l’interpréter que nous à la voir évoluer ?

C. L. : Oui. J’ai d’ailleurs remercié l’auteur en lui disant que j’adorais jouer sa pièce. Ce personnage est très jouissif, très amusant à interpréter. Je m’amuse à être méchante. J’adore ça ! Je m’éclate vraiment. Et le public le ressent.

 

C’est vrai que vous avez une aisance remarquable avec ce personnage. Vous faites ce que vous voulez avec.

C. L. : Oui, alors qu’il n’y a que huit jours qu’on est sur scène. Et ce n’est pas fini, ça va ne faire que monter !

Chantal Ladesou

Photo : Matthieu Robart

 

Jouer avec un lapin, vous aviez déjà expérimenté ?

C. L. : Non, c’est la première fois. Il est charmant ce lapin. Il adore faire de la scène, il est complètement cabot, il se blottit dans mon cou…

 

Jamais d’accident ?

C. L. : Non, jamais pour l’instant. Il est très propre, on le promène avant de jouer. Il est extraordinaire.

 

Chantal Ladesou, carnivore ou végétalienne ?

C. L. : Je suis en train de changer. J’adorais la viande, et j’adore toujours… Vous me proposez une côte de bœuf, sauce béarnaise avec des frites… Mais j’en mange de moins en moins. On n’a finalement pas tant besoin de viande que ça. Ce sont des toxines. Donc je fais très attention. Mais bon… Un bon steak frites, je ne le refuse pas.

 

Avez-vous un prochain one-woman-show en préparation ?

C. L. : Je vais commencer à y penser peut-être d’ici deux ou trois mois. Là, je lance le projet Nelson qui m’amuse beaucoup et je me mettrai à écrire d’autres choses un peu plus tard.

 

 

>> Réservez vos places pour voir Chantal Ladesou dans Nelson sur Ticketac.com

Nelson - affiche

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