Skip to content

Quatre Minutes, la pièce coup de poing du Théâtre La Bruyère

La Théâtre La Bruyère a choisi d’ouvrir sa nouvelle saison sur une pièce forte, Quatre Minutes, adaptation du film aux multiples récompenses de Chris Kraus, sorti en allemagne en 2006. Plongées dans l’univers carcéral, les comédiennes Andréa Ferréol et Pauline Leprince s’apprivoisent autour d’un piano, seule échappatoire à une réalité cauchemardesque.

En 2008, les salles de cinéma françaises découvraient Quatre Minutes (Vier Minuten), petit miracle allemand qui, lors de sa sortie en 2006 dans son pays natal, avait raflé une quantité prodigieuse de récompenses, 46 au total, du prix du film bavarois au Festival de Genève en passant par celui de San Francisco. Au scénario et à la réalisation, Chris Kraus qui a travaillé huit ans sur son chef-d’oeuvre avant de le voir enfin sur les écrans.

Quatre minutes - affiche

Quatre Minutes, c’est l’histoire d’une rédemption, celle de Jenny, pianiste virtuose accusée du meurtre de son père biologique. En prison, elle fait la connaissance de Traude Krüger, professeure de piano intransigeante qui exerce en milieu carcéral depuis plusieurs décennies et cache un lourd et douloureux passé. Malgré la haine que le gardien Mütze porte à Jenny et les embûches qui en résultent, cette dernière se lance dans la préparation d’un concours pour jeunes pianistes avec l’aide de son enseignante, alors que son père adoptif réapparaît pour l’innocenter.

Sur scène, quatre comédiens démêlent peu à peu les fils de ce récit complexe fait de secrets et de failles où chaque personnage vit son propre enfer : l’insécurité et le besoin de vengeance pour Jenny (Pauline Leprince), les fantômes du passé pour Traude (Andréa Ferréol), la jalousie pour Mütze (Erick Deshors), l’alcoolisme et les remords pour le père adoptif (Laurent Spielvogel). Tous se plient au combat quotidien de la survie, aussi bien physique que psychologique. Les mots, les gestes, les attitudes traduisent une violence permanente à laquelle vient se heurter de plein fouet la beauté de la musique. L’art, vécu comme une bouffée d’oxygène indispensable, rapprochera au fil des jours ces êtres pétris de douleurs. Vif et haché, l’enchaînement des scènes nous rappelle la paternité cinématographique de ce projet. Les décors basculent avec rapidité – de la prison au salon de Traude, jusqu’à la scène de concert -, au rythme haletant de la rage destructrice de Jenny. La mise en scène de Jean-Luc Revol, franche et dure, n’épargne pas le spectateur de cette pièce éprouvante qui séduit autant qu’elle déstabilise.

>> Réservez vos places pour Quatre Minutes sur Ticketac.com

Partager
Share Button
Pas encore de commentaire

Laisser une réponse

Vous pouvez utiliser des balises HTML basiques dans votre commentaire. Votre adresse email ne sera pas publiée.

Suivre ce commentaire via son fil RSS