Skip to content

Michèle Bernier, interview

Michèle Bernier doit en rendre jaloux plus d’un ! Ovationnée chaque soir sur la scène du Théâtre Antoine aux côtés de Frédéric Diefenthal dans Je préfère qu’on reste amis, elle connaît ce rare bonheur d’un triomphe sans failles après déjà toute une saison de représentations, un triomphe qui a du souffle puisque la reprise en septembre a confirmé un scénario similaire pour les prochaines semaines :

salles pleines, rires à profusion et applaudissements tonitruants ! Si la pièce doit beaucoup aux bons mots et à l’histoire fantasque de Laurent Ruquier, la performance de Michèle Bernier dans le rôle de la spirituelle fleuriste, Claudine, apporte la légèreté et le piquant indispensables à la réussite de cette comédie romantique. Il était temps de la rencontrer. (Photo : Gael Rebel)
 

Ticketac.com : Je préfère qu’on reste amis a été un vrai carton la saison dernière. Salles bourrées à craquer, applaudissements à tout rompre… Et une reprise cette rentrée qui connaît dès les premières dates le même succès. Le bonheur sur scène !

Michèle Bernier : Oui, et ça se ressent même dans la vie ! Quand on a tant de bonheur tous les soirs, on ne peut qu’être heureux en journée. Heureux de savoir qu’on reprend dans des conditions optimales. Et puis avec Frédéric, on s’entend très bien. La pièce nous a rapprochés. On ne se voit pas juste comme des acteurs qui jouent ensemble chaque soir, mais comme de vrais amis, heureux de partager ce moment.

 

Michèle Bernier

Michèle Bernier

Le succès de la pièce tient pour beaucoup dans le personnage de Claudine que Laurent Ruquier a écrit pour vous : une femme pétillante, de caractère, avec un sacré sens de la répartie. Quelle part de liberté la metteur en scène, Marie-Pascale Osterrieth, vous a-t-elle laissée ? Une place a-t-elle été accordée à l’improvisation ?

M. B. : Je déteste l’improvisation sur scène. J’aime être cadrée. C’est pour ça que j’adore travailler avec Marie-Pascale Osterrieth. Une pièce, c’est comme une partition. Laurent a écrit un texte impeccable. Les choses qu’on a pu faire tenaient plus de l’ajustement lors des répétitions, sur une phrase en trop, des longueurs, des ajouts nécessaires… C’est tout un travail qui nous permet d’atteindre la sincérité dans le jeu. Mais une fois que tout est mis en place, le choix est définitif. On ne peut pas remettre en question ce que l’on fait tous les soirs. C’est comme si vous jouiez un morceau de Chopin. N’importe quelle grand pianiste s’attachera aux notes inscrites sur la partition. C’est une question de cœur aussi. Frédéric et moi essayons d’apporter le maximum à ces personnages qu’on adore. Chaque soir est un peu une première fois car le public est toujours différent. C’est comme un premier rendez-vous qu’on ne voudrait pas rater.

 

On sent une vraie complicité avec Frédéric Diefenthal. Vous aviez déjà joué ensemble auparavant ?

M. B. : Non, jamais. Mais on se connaissait déjà. Il se trouve qu’on a suivi le même cours d’art dramatique et étant tous deux parrains de sessions ou de concours, on s’y est rencontrés quelquefois. On a aussi été voisins de quartier pendant quelque temps, donc on se croisait et on s’appréciait déjà, même de loin. Puis la destinée nous a réunis sur scène.

Je préfère qu'on reste amis

Claudine (Michèle Bernier) et Valentin (Frédéric Diefenthal) – Photo : Gael Rebel

 

Dans Je préfère qu’on reste amis, vous poussez la chansonnette. Auriez-vous envie de jouer dans une comédie musicale ?

M. B. : Pourquoi pas, mais il faudrait que ce soit quelque chose d’écrit pour moi et que je puisse partager avec ma fille qui, elle, est vraiment chanteuse. C’est un tout autre travail. Je pense que cela pourrait correspondre à un an ou deux de vrai labeur. On ne peut pas arriver devant le public avec de l’à-peu-près. Et puis cela me donnerait une corde supplémentaire. C’est une autre façon d’attraper son art. Mais pourquoi pas. Moi, tout me plaît. Je suis ouverte à tout ce qui peut me faire grandir. Il ne faut jamais s’arrêter d’apprendre dans ce métier. C’est comme ça qu’on y trouve encore du plaisir. Si on l’exerce de manière mécanique, on peut se lasser. J’étais heureuse que Laurent intègre des chansons dans la pièce parce que cela m’a obligé à travailler d’une autre manière. Je trouve que ça apporte énormément au personnage.

 

Vous revenez en moyenne tous les quatre ans sur les planches. Le ressentez-vous comme un besoin ?

M. B. : La scène est ma maison, j’y ai fait mes premiers pas. Oui, j’adore le théâtre. C’est un plaisir particulier, presque viscéral. Quand on fait rire un public, il y a quelque chose de magique. C’est quasi orgasmique.

 

Comment faites-vous pour être aussi populaire ?

M. B. : Je pense que ça fait longtemps déjà que je suis là. J’ai fait beaucoup de choses, tranquillement. Je ne donne pas de leçons aux gens, je fais mon métier, j’essaye de ne pas tromper le public, de le respecter tout en faisant ce qui me plaît. Pour moi c’est très émouvant d’imaginer que des gens se disent : « Si j’allais au théâtre, j’irais voir cette fille-là. » Ces personnes méritent toute mon attention et tout mon respect.

 

>> Réservez vos places pour Je préfère qu’on reste amis avec Michèle Bernier sur Ticketac.com

Je préfère qu'on reste amis - affiche

Partager
Share Button
Pas encore de commentaire

Laisser une réponse

Vous pouvez utiliser des balises HTML basiques dans votre commentaire. Votre adresse email ne sera pas publiée.

Suivre ce commentaire via son fil RSS