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Arsène Lupin : le gentleman-cambrioleur reprend du service au Théâtre Michel

Pour le 150e  anniversaire de la naissance de Maurice Leblanc, le Théâtre Michel ressuscite le plus grand des voleurs sur les planches ! Dans cette pièce éponyme, l’irrésistible séducteur et habile caméléon Arsène Lupin, convoite le diadème de la princesse de Lambale. Une aventure rocambolesque et charmante, fidèle à l’esprit de son créateur. (Photo : Franck Harscouët)

Tout commence par d’énigmatiques ombres chinoises. Derrière une toile tendue, les personnages font le générique et donnent le ton : élégance, mystère et humour. Une silhouette bien connue se détache. Cape ample, haut de forme distingué et canne raffinée. Sans y paraître, Arsène Lupin s’active. Un collier glisse le long du cou d’une demoiselle, puis une montre s’envole de la poche d’un naïf. Sur un rythme ensorcelant, les frasques de l’enjôleur se succèdent, avant que son fantôme ne disparaisse pour laisser place aux volumes et couleurs d’une nouvelle affaire.

Arsène Lupin - portrait

Grégoire Baujat et Aurélien Rondeau (Photo : Franck Harscouët)

Une riche héritière parle avec animation à sa servante, elle est en pleins préparatifs de mariage, le sien. Que de tracas : des centaines d’invitations et de biens vilains présents ! Un visiteur importun s’annonce. Il est intéressé par la vente d’une voiture du père de la demoiselle. La discussion est courte mais l’inconnu parvient tout de même à faire son marché. Une cuillère en argent par-ci, un stylo en or par-là… Ses poches sont bien voraces. Il s’éclipse. Le fiancé s’annonce. Fière moustache et costume soigné, le beau parti ! Mais cette jolie mécanique de vaudeville s’enraye subitement sous la forme d’une missive. C’est Arsène Lupin ! Après avoir dérobé à cette même famille une série de toiles de maîtres il y a quelques années, il annonce sa prochaine récidive. En ligne de mire, un diadème. Branle-bas de combat, il faut à tout prix contrer l’impertinent.

Décors malins et coquets, costumes travaillés, mise en scène futée… Arsène Lupin est, de prime abord, une production léchée qui séduit, met à l’aise. Le public s’enfonce avec facilité dans le confort d’une belle réalisation piquée d’humour et d’inventivité. Delphine Piard relève sa pièce d’amusantes trouvailles, de mots espiègles et de gentils délires. Il faut dire que les personnages s’y prêtent parfaitement. Ceinturés dans leurs impeccables tenues Belle Epoque, les comédiens jouent d’un pas léger et badin restituant ainsi toute l’élégance et la désinvolture du mythe. Grégoire Baujat se fond pleinement dans le rôle titre, Augustin de Monts est merveilleux de nervosité (l’inspecteur), Aurélien Rondeau conquiert par sa bonhommie (le complice), Sophie Staub ravit de malice (la servante) et Constance Carrelet est superbe de condescendance (l’héritière, en alternance avec Valentine Revel).

Sans conteste, une pièce qui fait du bien !

 

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Arsène Lupin - affiche

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