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La Colère du Tigre joue les prolongations au Théâtre Montparnasse

Michel Aumont et Claude Brasseur, à l’affiche d’un des plus gros succès de la saison : La Colère du Tigre, prolongent leur collaboration sur les planches du Théâtre Montparnasse jusqu’à fin février 2015. De quoi réjouir les retardataires désireux d’assister à la rencontre de ces deux monstres vivants du théâtre, sous les traits des non moins fameux Claude Monet et Georges Clemenceau. 

(photo : Raymond Delalande)
 
L’amitié profonde n’est jamais très éloignée d’une passion amoureuse. Marques de tendresse, petits noms affectueux, plaisir des retrouvailles, mais aussi coups de gueule, peur de la trahison, bouderies… Dans La Colère du Tigre, l’auteur Philippe Madral décrit avec tendresse et drôlerie l’affection qui unissait Georges Clemenceau à Claude Monet. L’occasion de revenir sur deux grandes figures de l’Histoire, tout en apprivoisant une émouvante relation.

La Colère du tigre - afficheAprès plusieurs sollicitations de l’homme d’Etat, le peintre accepte de venir passer quelques jours chez lui, sur la côte Atlantique. Entouré de sa bonne, Clotilde (Marie-Christine Danède), et de son éditrice et amie, Marguerite Baldensperger (Sophie Broustal), Clemenceau attend de pied ferme l’arrivée de Claude Monet avec qui il souhaite s’entretenir sur l’inauguration – maintes fois reportées – du Musée de l’Orangerie, censé accueillir l’oeuvre de l’impressionniste. Une fois les chatteries des retrouvailles passées, le Tigre fera entendre son mécontentement, au risque de froisser l’artiste, qui, à plus de 80 ans, peine à reprendre le pinceau en raison d’un sévère problème de vue.

Le regard déterminé au centre d’une face ronde et bonhomme, Claude Brasseur incarne avec justesse le Père la Victoire dans ses dernières années, alors touché en plein coeur par une passion dévorante pour son éditrice, de quarante ans sa cadette, le ramenant à ses émois de jeune homme. Barbe longue et lunettes noires sont les attributs de Michel Aumont qui revêt quant à lui l’habit négligé de Claude Monet, désormais riche et reconnu, mais plus que jamais consacré à son art. Les deux hommes, unis par une sincère camaraderie, émeuvent. Leur tendresse l’un pour l’autre est palpable. Nul doute sur la complicité des comédiens qui connaissent d’autant plus ce bonheur fou de déambuler chaque soir dans les toiles de Monet, au milieu des carpes et des nénuphars projetés sur les éléments du décors. Un extrême raffinement visuel à l’unisson du texte, délicat et touchant.

 

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