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Myriam Boyer, portrait

Myriam Boyer illumine actuellement le Théâtre de Poche-Montparnasse dans une pièce intense et âpre de Ludmilla Razoumovskaïa , Chère Elena, prolongée jusqu’en avril : succès retentissant pour cause ! L’actrice endosse le rôle-titre d’une professeure idéaliste victime d’un traquenard nocturne ficelé par ses étudiants. Portrait d’une comédienne hors normes.

Les débuts : entre hasard et passion

C’est à 17 ans que Myriam Boyer se prend d’amour pour le théâtre. Issue de la classe populaire lyonnaise, elle connaît très tôt le monde du travail. Un accident professionnel lui donnera l’occasion de se rendre au Théâtre du Cothurne près de chez elle, alors qu’elle est forcée au repos. La passion de la scène la gagne et ne la quittera plus ! Elle s’inscrit aux cours du Théâtre de la Cité de Villeurbanne, actuel Théâtre national populaire, et y parfait ses connaissances de l’art dramaturgique.

En 1970, elle découvre le monde du cinéma lorsque la réalisatrice belge Agnès Varda lui propose un rôle aux côtés de Gérard Depardieu dans le téléfilm Nausicaa, œuvre censurée car trop critique envers la dictature des généraux en Grèce.

Côté cœur, Myriam Boyer se marie à 18 ans avec l’acteur et metteur en scène Roger Cornillac dont elle aura un fils, Clovis Cornillac, également comédien. Plus tard, elle partagera la vie de l’acteur américain John Berry. Arny Berry, jeune dramaturge, metteur en scène et comédien, naîtra en 1982 de cette union.

 

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Myriam Boyer entourée de trois des quatre jeunes comédiens avec qui elle partage la scène dans « Chère Elena ». (Photo : Pascal Gely)

 

Une carrière foisonnante

Dans sa vie de comédienne au talent précoce, Myriam Boyer – également scénariste, metteur en scène et réalisatrice – est d’une persévérance sans bornes. Au théâtre, au cinéma ou à la télévision, elle excelle dans les rôles de personnages réalistes au sein de narrations enracinées dans le quotidien.

A partir des années 70, elle joue dans de grands films d’auteurs. On la retrouve, par exemple, en 1974 dans Le Voyage d’Amélie de Daniel Duval, en 1979 dans Série Noire d’Alain Corneau aux côtés de Patrick Dewaere, en 1977, dans Le Vieux pays où Rimbaud est mort de Jean Pierre Lefebvre. En 1984, l’actrice est Pauline dans Vive la vie de Claude Lelouch et en 1989, mais aussi Geneviève dans Trop belle pour toi de Bertrand Blier – qu’elle retrouvera en 1993 dans Un, deux, trois, soleil – avec Josiane Balasko et Gérard Depardieu.

Ces dernières années, on l’a notamment vue dans Roman de gare de Claude Lelouch (2007), dans le diptyque de Jean-François Richet consacré à Jacques Mesrine (2008) et dans Monsieur Papa de Kad Merah (2011).

Au théâtre, l’actrice a été amplement célébrée pour ses personnages dans des pièces telles que La Mort de Danton de Georg Büchner, La Bonne Âme du Se-Tchouan de Bertolt Brecht,  Qui a peur de Virginia Woolf ? d’Edward Albee,  Les Monologues du vagin d’Eve Ensler, La Vie devant soi de Romain Gary, Désolé pour la moquette de Bertrand Blier ou encore Riviera d’Emmanuel Robert-Espalieu.

Tout au long de son impressionnante carrière, le réalisme et la sincérité artistiques de l’actrice Myriam Boyer ont été souvent récompensés. Elle a reçu à deux reprises le Molière de la meilleure comédienne pour ses rôles dans les pièces Qui a peur de Virginia Woolf et La vie devant soi, mais également deux Césars pour meilleur second rôle féminin en 1980 et en 1994.

 

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Jeanne Ruff et Myriam Boyer dans « Chère Elena ». (Photo : Pascal Gely)

 

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Chère Elena - nouvelle affiche

 

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