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Le Chat du rabbin, la BD de Sfar au Théâtre des Mathurins

Adaptation libre de la bande dessinée éponyme de Joann Sfar, Le Chat du rabbin investit chaque soir le Théâtre des Mathurins. Sur scène : un rabbin, sa fille et un étrange chat à la langue bien pendue, le tout accompagné d’un orchestre de musiciens polyvalents. La fable est aussi colorée que savoureuse.

 
Que ce soit au théâtre comme au cinéma, l’oeuvre de Joann Sfar n’en est pas à sa première adaptation. Il faut dire que l’univers chamarré de la communauté juive séfarade dans l’Alger des années 20 séduit : humour, philosophie et nostalgie s’y mêlent subtilement. Sarah et Xénia Marcuse, qui signent le texte de la pièce actuellement au Théâtre des Mathurins, ont pris soin de garder un parfait équilibre entre ces trois aspects. Décors, mise en scène et comédiens en exaltent les parfums.

Le Chat du rabbin - portrait

Jacques Maeder et Pascal Berney dans « La Chat du Rabin » (photo : Dominique Vallès)

Quelques mots sur l’histoire. Un rabbin, sa fille, un chat, un perroquet. Excédé par les incessants cris du volatile, le félin finit par en faire son déjeuner. A la grande surprise de son maître, l’acte meurtrier fait place à un miracle : désormais, le chat parle ! Mais le bête est rusée, subversive et menteuse. Le rabbin lui interdit de revoir Zlabya, sa maîtresse adorée, tant qu’il ne sera pas un bon Juif. Il entreprend son éducation. Au bout : la bar-mitsva du chat ! Entre-temps, dogmes et croyances vont être soumis à rude épreuve par la sulfureuse créature…

Dans le costume pelucheux de l’animal doué de parole, Xavier Loïra se fait tour à tour malicieux, espiègle, câlin, joueur, fourbe, moqueur, curieux, malin… Les 50 nuances d’un chat en quelques sortes. Face à lui, Jacques Maeder qui incarne un rabbin philosophe non dénué d’humour et doté d’un capital sympathie exceptionnel. Quant à Mounya Boudiaf (en alternance avec Rachel Gordy), elle donne toute sa fraîcheur au personnage de Zlabya, femme-enfant vive et séduisante dont semblent émaner tous les parfums de l’Orient. Un orchestre composé de trois musiciens ponctue les différentes étapes de ce conte sur tréteaux avec des sonorités chaudes et rythmées. Seules les effluves des fleurs d’orangers manquent à l’appel… Enfin, la mise en scène de Sarah Marcuse restitue avec justesse le ton de la bande dessinée, mais également cette dimension « élastique » de la fiction en images : illustrer tout en laissant une brèche à l’imaginaire.

 

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Le Chat du rabbin - affiche

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