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Fanny Cottençon, interview

Actuellement à l’affiche de la nouvelle pièce d’Eric Assous, On ne se mentira jamais, Fanny Cottençon partage les planches du Théâtre La Bruyère avec Jean-Luc Moreau, qui cumule ici les casquettes de metteur en scène et de comédien. Dans ce drame conjugal doux-amer, un couple marié depuis 25 ans se trouve confronté aux subtils poisons du doute et du mensonge après un insignifiant accrochage en voiture. Les deux interprètes mettent leur sincérité au service d’un texte juste et parfaitement huilé dont la narration s’accorde aux notes délicates du compositeur Sylvain Meyniac. Un joli moment de théâtre que nous souhaitions prolonger avec la rencontre de Fanny Cottençon.  (Photo : LOT)

 

Ticketac : Qu’est-ce qui vous a séduit dans le projet d’On ne se mentira jamais ?

Fanny Cottençon : La pièce elle-même. L’écriture d’Eric Assous. J’avais vu L’Illusion conjugale et Les Conjoints dans le même esprit. Je connaissais le travail de Jean-Luc Moreau. J’imaginais qu’il voulait partir dans le même univers. C’était parfait. Le personnage de Marianne m’a aussi beaucoup séduite. Cette femme un peu radicale, jusqu’au-boutiste.

 

On ne se mentira jamais - portrait

Fanny Cottençon (Marianne) et Jean-Luc Moreau (Serge) dans « On ne se mentira jamais ». (Photo : LOT)

C’est la première fois que vous retrouvez Jean-Luc Moreau sur scène. Le duo fonctionne extrêmement bien. On imagine que cette complicité se retrouve dans la vie…

F. C. : Jean-Luc est quelqu’un de très bienveillant, de très ouvert au dialogue, ce n’est donc pas difficile de s’entendre avec lui. J’essaie de faire toujours ce qu’on me dit, mais si je sens que ça bloque, j’en parle et on essaie de trouver une solution. C’est formidable de travailler dans ces conditions. Lors de la première lecture, j’ai tout de suite senti que le couple fonctionnait bien. C’était évident.

 

Eric Assous et Jean-Luc Moreau travaillent ensemble depuis près de 20 ans. Avez-vous eu des difficultés à trouver votre place ?

F. C. : Oh non, pas du tout. Je l’avais automatiquement par mon personnage. Eric et Jean-Luc ne sont jamais dans le rapport de force.

 

Quelle a été votre marge de liberté dans le choix de l’interprétation ?

F. C. : Jean-Luc met un cadre, bien sûr, après c’est à l’acteur de faire son boulot. C’est notre job de remplir tout ça, de nourrir la pièce avec ce qu’on est. Ce que j’aime quand je travaille un personnage, c’est essayer de comprendre ce qu’à voulu dire l’auteur avec seulement des mots sur le papier, puis trouver le moyen le plus direct pour l’exprimer. A aucun moment nous n’avons eu de désaccord sur cette pièce.

 

On  ne se mentira jamais est un drame conjugal où le rebondissement se situe essentiellement au niveau psychologique. Comment incarne-t-on ces actions qui ne transparaissent que dans les mots ?

F. C. : Eric Assous fait avancer les choses sous la forme du suspens avec des révélations. Il faut se demander ce que cela fait au personnage d’apprendre tel événement, telle vérité. Nous devons nourrir chacun de ces instants pour reproduire la vie. Seulement, sur scène, on est bien plus attentif aux émotions que dans la vie.

 

On ne se mentira jamais - afficheVous interprétez le rôle de Marianne qui met en doute la parole de son mari de manière très insistante, voire désagréable. Pourtant au fil de l’avancée dramatique de la pièce, la perception du public évolue à son égard et adhère à sa quête effrénée de vérité. A quoi tient ce profond revirement ?

F. C. : C’est le talent d’Assous et de son écriture. Les deux personnages [Marianne et Serge] auraient d’ailleurs pu être antipathiques. Elle, avec ce côté inquisition, lui, avec ce qu’il cache. J’ai beaucoup travaillé sur la fragilité de Marianne. Elle n’est pas comme ça par hasard. Je pense qu’elle a de l’intuition. Lui pourrait être détestable. Il ment tout du long et reste sympathique jusqu’au bout. Mais il est touchant.

 

Vous sentez-vous des points communs avec Marianne ?

F. C. : On a tous et toutes des points communs avec Marianne. Même si sur un plan intellectuel on se dit que la fidélité n’est pas si importante. Peut-être que l’ériger en valeur fondamentale est extrême. Mais il y a une part en nous qui reste attachée à ce côté idéaliste de la relation amoureuse. On ne peut pas lui en vouloir à cette femme. On a tous envie d’une relation authentique et vraie, sauf que Marianne la vit vraiment et jusqu’au bout.

 

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