Skip to content

Quentin Woody Steven et moi : ode à la génération VHS

Après une présence remarquée à Avignon l’été dernier, la comédie cinéphile de Nicolas Maury, Quentin Woody Steven et moi, continue d’émouvoir le public au Théâtre du Petit Hébertot chaque mardi à 19h15. L’horaire et la configuration intimiste de la salle confèrent une ambiance ciné club en accord parfait avec cette pièce inventive qui rend hommage au grand écran.

 

Alors que des envolées symphoniques hollywoodiennes vous cueillent à l’entrée de la salle, vous êtes happés par le décor offert aux regards : Indiana Jones, Le Parrain, Mars Attacks !, Le Silence des agneaux, Thelma et Louise, Top gun… Placardées sur le mur du fond, une multitude d’affiches de films mythiques vous aguichent et vous renvoient sans préavis à votre adolescence, à toutes ces heures consacrées à la programmation parfaite de Quentin, Woody, Steven et moi - affichevotre magnétoscope Telefunken pour ne pas rater la séance du dimanche soir sur La Cinq, à ces mercredis après-midi dédiés au découpage des jaquettes VHS dans le magazine Télé K7… Et puis un jour vous avez acheté un lecteur DVD et revendu votre collection d’enregistrements lors d’une brocante ; vous êtes entrés dans le monde adulte en passant à l’ère numérique.

C’est cette étape que Frédo semble avoir manquée. A près de 40 ans, il tient le dernier vidéoclub VHS de France et ne peut s’empêcher de comparer chaque instant de sa vie aux scènes de ses films préférés. La réalité va pourtant prendre le dessus ce fameux jour où il doit mettre la clef sous la porte alors que sa femme le quitte pour Jean-Paul, un informaticien qui a la tête sur les épaules. Frédo, c’est un peu cet ado introverti qu’on a laissé au bord du chemin. Du coup, en plus de nous faire rire, il nous émeut. La situation de crise le pousse dans ses retranchements et les souvenirs de son histoire avec Clotilde s’apparentent plutôt à une anthologie des plus grands moments sur la toile. Peut-on aimer le cinéma plus que la vie ? Sans aucun doute tant la vie ressemble à un mauvais scénario. Le mélange de scènes jouées et filmées, l’insertion de BO illustres et l’utilisation maligne de répliques cultes donnent à Quentin Woody Steven et moi un rythme haletant où le rire ne s’arrête que pour laisser place à l’émotion. Une magnifique déclaration d’amour à la fiction et au cinéma !

 

>> Réservez vos places pour Quentin Woody Steven et moi sur Ticketac.com

Partager
Share Button
Pas encore de commentaire

Laisser une réponse

Vous pouvez utiliser des balises HTML basiques dans votre commentaire. Votre adresse email ne sera pas publiée.

Suivre ce commentaire via son fil RSS