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Le Mensonge : Pierre Arditi et Evelyne Bouix réunis au Théâtre Edouard VII

Après l’apologie de La Vérité, en 2011, au Théâtre Montparnasse, l’incontournable dramaturge et romancier Florian Zeller s’attaque aujourd’hui à l’éloge du Mensonge, au Théâtre Edouard VII. Coproduite et mise en scène par Bernard Murat, cette comédie de couple, drôle et cynique, réunit sur les planches, Pierre Arditi et Evelyne Bouix, excellents, dans un jeu de dupes enragé où l’illusion devient réalité… Si ce n’est l’inverse. Du sur-mesure !

Le Mensonge de Florian Zeller, une réalité sans fausse note

Le MensongeVoilà une pièce sur le mensonge, criante de vérité, qui ne laissera pas les inconditionnels de l’amour pur indifférent. Comme dans ses deux premières créations, L’autre et Le Manège, on retrouve dans Le Mensonge de Florian Zeller, le même talent et la même capacité à décrypter les relations amoureuses, à disséquer ses rouages, à dévoiler avec grâce les petits aléas qui font la vie d’un couple. Avec une brillante simplicité, l’auteur nous embarque dans l’intimité d’Alice (Evelyne Bouix) et Paul (Pierre Arditi), heureux en mariage, dont la sincérité et l’honnêteté vont être mises à mal.

Alors qu’ils attendent Michel et Laurence, un couple d’amis, pour dîner, Alice avoue à son mari qu’elle a surpris, le jour même, Michel (Jean-Michel Dupuis) au bras d’une inconnue. En femme honnête et probe, elle ne peut se résoudre à mentir à l’épouse trompée (Josiane Stoléru) mais ça n’est pas (du tout) l’avis de Paul, ami de longue date de l’époux infidèle.

Le personnage qu’incarne, avec talent, Pierre Arditi, monte ardemment au créneau, pour lui, c’est une certitude : dire la vérité est une erreur monumentale lorsqu’il s’agit de la vie de couple. Un peu trop véhément pour être honnête, Alice doute de son homme. Le mensonge n’est pas une sinécure et Paul va vite s’en rendre compte ! L’auteur d’une heure de tranquillité, avec Fabrice Luchini, nous transporte dans une comédie où les apparences sont parfois trompeuses et où le jeu des acteurs peut librement se développer.

Une comédie « sur-mesure »

11 ans qu’ils n’avaient pas joué ensemble ! Il n’y avait que Florian Zeller, Bernard Murat et la promesse d’une grande pièce pour réunir, sur scène, dans l’un des plus prestigieux théâtres de la capitale, le couple le plus glamour du théâtre français. Si, dans la vie, rien ne les sépare, sur les planches en revanche, le tandem de comédiens se fait plus rare. Il y a d’abord eu Le Mari, la Femme, et l’Amant de Sacha Guitry, sur une mise en scène de Bernard Murat en 1997 puis Lunes de Miel, de Noël Coward, en 2004, adapté par le génial Eric-Emmanuel Schmitt au Théâtre Edouard VII avec, toujours, Bernard Murat à la réalisation.

Florian Zeller nous l’avait bien dit lors de la présentation de la pièce au Théâtre Edouard VII : il a écrit Le Mensonge spécialement pour Evelyne Bouix et Pierre Arditi ! Et le duo, d’une complicité évidente, fonctionne à merveille, entre manipulation, trahison, amour et tendresse, on reste épaté par le talent de ce couple admirable à la ville comme au théâtre.

On peut souligner la grande qualité de la mise en scène proposée ici par Bernard Murat, toujours aussi étonnant d’imagination, avec une scénographie originale et un subtil jeu de lumière dans une ambiance moderne. Et lorsque vous pensez avoir cerné le sujet, lorsque les éléments se mettent en place dans votre esprit, le final, assez inattendu, ravira les plus sceptiques.

Dans un décor impeccable, celui d’un intérieur bourgeois épuré où 3 grandes œuvres picturales observent, goguenardes, les pérégrinations des personnages, Le Mensonge tient ses promesses et reste l’une des pièces fortes de la rentrée à ne surtout pas manquer !

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Un commentaire Post a comment
  1. julie #

    Le mensonge.

    Le Couple Bouix Arditi nous communique leur bonheur de jouer ensemble à la scène comme dans la vie.
    Pièce excellente, délicieusement divertissante qui nous a fait oublier les soucis du moment.
    Petit bémol : la climatisation réglée trop forte au dessus du 1er rang de l’orchestre nous a considérablement incommode. ….

    Pièce à voir absolument.

    septembre 27, 2015

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