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La Dernière Bande : Jacques Weber au Théâtre de l’Oeuvre

Après le triomphe, cette saison, de l’Avare, au Théâtre Dejazet (sur une mise en scène de Jean-Louis Martinelli), Jacques Weber, l’infatigable, retrouve Peter Stein, l’inénarrable, pour une nouvelle adaptation de la pièce de Samuel Beckett, La Dernière Bande… Au Théâtre de l’Oeuvre, une pièce événement, sans aucun doute !

De Beckett à Weber en passant par Peter Stein

ladernierebandeweberoeuvreblog imgdansletextePour reprendre cette pièce de Beckett (traduite en français par l’auteur lui-même) il fallait bien un duo de géants ! Jacques Weber, d’abord, monstre sacré du Théâtre français, comédien hors pair, artiste inspiré, inspirant, vif et passionné, toujours aussi impressionnant sur les planches et Peter Stein, metteur en scène de génie passé maître dans l’art de la direction d’acteurs, Commandeur de l’Ordre des Arts et Lettres, Chevalier de la Légion D’Honneur et ancien directeur (de 1970 à 1985) de la Schaubühne (mythique théâtre berlinois)…. Rien que ça ! Ces deux colosses du théâtre nous avaient déjà offert un spectacle irrésistible, en 2013, avec l’adaptation de la pièce Le Prix Martin, d’Eugène Labiche, au Théâtre de l’Odéon. Dans cette comédie burlesque, Weber y incarnait alors Ferdinand Martin, bourgeois cocu, naïf et sincère, en conflit avec sa femme et son meilleur ami Agénor (Laurent Stocker, sur les planches).

Cette saison, au Théâtre de l’Oeuvre, les deux hommes se retrouvent, délaissant l’un et l’autre les auteurs classiques français pour un génial irlandais amoureux transi de la langue de Molière. Dans La Dernière Bande, jouée pour la première fois à Paris, au Théâtre Récamier, en 1960 (dans une mise en scène de Roger Blin, avec René-Jacques Chauffard), on suit la déroute de Krapp, un écrivain raté qui ne trouve de réconfort que dans les souvenirs de ses amours d’antan, d’une jeunesse perdue et d’une rupture douloureuse. Il passe ses journées à triturer sa mémoire, à refaire son monde sur des bouts de bandes enregistrées. A ne pas rater !

Succès pour Virginia Woolf au Théâtre de l’Oeuvre

Décidément, au Théâtre de l’Oeuvre, on a le don pour programmer, saison après saison, des petits bijoux d’écriture… Pièce intemporelle signée Edward Albee, Qui a peur de Virginia Woolf a fait les beaux jours des théâtrophiles invétérés grâce à l’adaptation moderne et dynamique d’Alain Françon (fondateur de la compagnie Le Théâtre Eclaté à Annecy et Molière du metteur en scène pour l’adaptation théâtrale de la Cerisaie d’Anton Tchekov en 2010). Pas étonnant, donc, de retrouver la pièce et ses comédiens nommés dans 5 catégories aux Molières 2016 (Molière du Théâtre privé, Molière du Comédien et de la Comédienne, Molière du Comédien dans un second rôle et Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre privé). Croisons les doigts !
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