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Interview : Martin Lamotte est Columbo au Théâtre Michel

A la rentrée prochaine, il incarnera le cultissime lieutenant Columbo, aux côtés de Pierre Azema, Karine Belly et Stéphane Boutet… Martin Lamotte, comédien émérite à l’énergie débordante, remonte sur les planches, au Théâtre Michel, pour une comédie policière aux allures de polar, mise en scène par l’excellent Didier Caron. L’équipe Ticketac a rencontré le futur détective et a mené l’enquête…

martinlamotteblog imgdansletexte2Vous avez un emploi du temps surchargé avec les enregistrements de la série Nos Chers Voisins, qu’est-ce qui vous a poussé à accepter de jouer Columbo ?

D’abord c’est une belle pièce de théâtre, bien écrite, qui a inspiré une grande série populaire ! C’est très intéressant pour moi que le personnage soit culte puisqu’il y a un véritable travail de comédien à faire… On ne doit surtout pas imiter mais évoquer ! J’avais déjà découvert ça dans The Guitrys (d’Éric-Emmanuel Schmitt, au Théâtre Rive Gauche, avec Claire Keim, NDLR) et c’est vraiment passionnant ! Je vais d’ailleurs adapter la même méthode pour Columbo, c’est à dire m’imprégner le plus possible des traits de caractère de mon personnage sans pour autant les calquer.

C’est une comédie, un polar ?

C’est au carrefour des deux ! Bien sûr, on garde les principes forts de la série puisque, c’est annoncé dès le départ, on sait qui est l’assassin… Mais le plus surprenant et saisissant, reste de découvrir comment l’inspecteur arrive à piéger les coupables ! On va jouer avec le côté rétro, conserver  l’esprit policier mais en y ajoutant des choses très drôles et des surprises, notamment pendant l’entracte… ça va être très amusant !

C’est un spectacle pour toute la famille ?

Complètement ! C’est une pièce populaire… Alors, ça ne veut pas dire non plus qu’on va faire n’importe quoi (rires), mais elle a une certaine capacité à fédérer. Vous savez, la tradition des pièces policières est portante, on l’a oublié mais les spectateurs aiment beaucoup ça !

martinlamotteblog imgdansletexteVous aviez déjà travaillé, il y a dix ans, avec Didier Caron, qu’est-ce qui vous plait dans sa manière de travailler ?

Je l’ai d’abord connu en tant que comédien, on a joué ensemble dans Espèces menacées, avec Gérard Jugnot, puis il nous a mis en scène, en 2006, avec Marie-Anne Chazel, dans Le Butin… On fonctionne pareil, on partage la même idée d’un théâtre généreux qui n’exclut personne !

Aujourd’hui, vous n’avez plus rien à prouver, comment on se sent quand on doit préparer une pièce comme celle-là, on est stressé ?

Non, je ne le suis pas vraiment parce que Columbo est proche des gens, c’est un homme modeste qui fascine sans pour autant intimider. Puis, surtout, contrairement à Sacha Guitry, que beaucoup de gens connaissaient, j’incarne ici un personnage de fiction que je peux réinventer, adapter, m’approprier avec plus d’aisance et de liberté. Je n’ai d’ailleurs vu que quelques épisodes de la série. Mais tout est quand même dans la pièce, sa femme, son chien, l’imperméable, les petits cigarillos qu’il fume…

Qu’est-ce qu’on va trouver, en plus, que l’on n’a pas à la télé ?

La proximité et le live ! On s’identifie beaucoup plus que devant un écran…

Qu’est-ce qui vous booste encore au théâtre et que vous ne trouvez pas ailleurs ?

C’est le temps ! On refait la scène, tous les jours, sans être coupé, avec des publics différents, un regard différent, de nouvelles ambiances… Ça permet également de peaufiner davantage un personnage en essayant toujours d’atteindre, si possible, un meilleur niveau. Au cinéma, une ou deux prises et c’est terminé alors qu’au théâtre, si tout fonctionne, on peut jouer 300 fois, 400 fois… J’adore !

Le mot du metteur en scène

martinlamotteblog imgdansletexte4Ticketac : Pourquoi avoir choisi Martin Lamotte pour interpréter Columbo ?

Didier Caron : Quand j’ai voulu monter le projet, l’image de Martin s’est imposée à mon esprit. Entre son énergie, ses facéties, son jeu, tout correspondait… Même le physique (rires) ! Ça n’a pas été réfléchi, c’était une évidence… Sur scène, il y aura une vraie tension dramatique, présente d’emblée : on sait qui a tué, comment il a tué… Nous, spectateurs, ne sommes que des petites souris qui se demandent « comment il va l’attraper ? »

Découvrez notre interview de Didier Caron, pour la pièce Les Nombrils, en 2014 au Théâtre Michel : cliquez-ici !

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