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Interview : Stéphane Freiss au Théâtre des Nouveautés

Il enchaîne les succès, aussi à l’aise dans le registre dramatique que dans les productions plus populaires… Stéphane Freiss, comédien émérite au sourire ravageur remonte sur les planches, cette saison, dans Un animal de compagnie, la toute nouvelle comédie délirante et délicieusement absurde de l’immense Francis Veber !

Entre une répétition au Théâtre des Nouveautés et un départ imminent pour un tournage en Italie, Stéphane Freiss nous a accordé une interview express…

Qu’est-ce qui vous a séduit dans cette pièce ?

L’argent (rires) ! Non, pour tout vous dire, elle arrive au moment idéal où j’avais justement envie de refaire du théâtre, mais pas à n’importe quel prix, pas n’importe quoi… Là, c’est Francis Veber quand même !

On imagine que travailler pour Francis Veber, c’est une grande chance …

Oui, c’est quelqu’un que j’admire depuis longtemps parce qu’il a réussi à créer quelque chose qui ne ressemble à rien d’autre qu’à lui. Travailler à ses côtés, pour cette pièce, c’est assez agréable et valorisant.

Comment est-ce qu’on se sent quand on découvre son texte ?

Déjà, on lit le sujet avec une attention différente des autres. Quand j’apprenais à connaitre mon personnage, il y avait une telle exigence sur les mots, une telle précision dans le rythme, je savais que je lisais du Veber ! Mais c’est aussi à double tranchant, on ne discute pas ce qu’a écrit Francis, on prend ou on ne prend pas.

C’est l’apanage des grands artistes…

C’est un véritable auteur oui, très rigoureux dans son travail. Il a écrit une musique et c’est exactement celle-là qu’il veut entendre. Je veux d’ailleurs lui rendre ce mérite, il exige de nous, comédiens, d’aller vers son texte, qu’il a mûri longuement.

C’est assez rare, finalement, de vous voir dans une comédie pure ?

Oui et pourtant, au départ, ce que j’adorais jouer au théâtre, c’était le rôle du maladroit ! Je savais que j’avais en moi cette vis comica que je voulais développer… Mais un acteur a besoin d’avoir des conditions particulières pour pouvoir exploiter ses capacités. On ne peut pas rouler à 300 km/h dans la rue Fontaine sans avoir au préalable un circuit (rires) ! L’écriture de Francis, c’est des portes ouvertes, si on sait comprendre les rythmes.

L’auteur, le rôle… qu’est ce qui prime pour vous ?

J’ai une exigence artistique assez grande, que j’ai essayé de dompter au fil de ma carrière pour ne vraiment faire confiance qu’aux personnages… A mes débuts, on m’a très vite attrapé comme un acteur romantique, parce que j’en avais la tête (rires), mais j’ai aussi eu la chance, on peut le dire sans vraiment d’humilité, de faire beaucoup rire les salles quand je jouais la Jalousie de Guitry (en 2001, au Théâtre Edouard VII, sur une mise en scène de Bernard Murat, NDLR) !

Vous avez l’habitude de jongler entre théâtre et cinéma, est-ce que vous appréhendez les deux de la même manière ?

En fait, c’est surtout le texte que je travaille différemment… Lorsqu’il s’agit d’échanges rapides entre personnages, j’apprends mon texte assez tard pour que ma mémoire soit bien fraiche et que je ne sois pas trop imprégné… Mais de manière assez paradoxale, si j’ai vraiment une grande scène à jouer, j’imprègne le cerveau très profondément pour presque me réinventer sur scène ou le jour du tournage.

Mis-à-part Un Animal de compagnie, qu’est-ce qui vous a emballé, dernièrement, au théâtre ?

J’ai eu un choc abyssal, dernièrement, pour Oncle Vania, de la Comédie-Française, au Théâtre du Vieux Colombier…  Bouleversant ! Je suis aussi sorti emballé par Les Femmes Savantes, de Jaoui et Bacri. Très bon !

Découvrez notre interview de Francis Veber, pour la pièce Un animal de compagnie en cliquant ici !

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