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Le jeu de l’amour et du hasard : Marivaux au Lucernaire

Classique parmi les classiques, Le jeu de l’amour et du hasard, jouée pour la première fois en 1730, est sans doute la pièce la plus représentée de Marivaux. Cette saison, au Lucernaire, sur une mise en scène de Salomé Villiers, découvrez une version modernisée, inventive, originale aux accents clairement pop et à l’univers complètement décalé…

Marivaux version pop-rock

Silvia, fille choyée de M.Olejeudelamouretduhasardblog imgdansletextergon, doit être mariée à Dorante, un garçon issu d’une bonne famille (qui plus est, apparement fortuné). Pour s’assurer des qualités de ce possible futur mari, la jeune femme récupère les habits de Lisette, sa servante et observe en catimini son prétendant… De son côté, Dorante partage les mêmes craintes : que faire si sa dulcinée ne lui plait pas ? Une seule solution, se faire passer pour Bourguignon, son fidèle servant et juger, en secret, du caractère de Silvia. Commence donc Le jeu de l’amour et du hasard, sous le regard amusé de Cupidon, qui décoche ses flèches !

Cette célèbre farce de Marivaux, véritable monument du théâtre français, est ici repensée par la sublime Salomé Villiers, dont on avait déjà pu apprécier le jeu de scène dans Yerma, de Federico Garcia Lorca, adapté alors par Bertrand Mounier (que l’on retrouve justement sur les planches du Lucernaire dans le rôle de Mario, le frère de Silvia).

Pour une première mise en scène, c’est une belle réussite, le décor est coloré à l’extrême, les costumes d’antan ont été remplacés par de belles robes flashy, les mouches par des lunettes de soleil et l’idée de l’écran, en fond de scène, qui retransmet tout ce qu’on ne peut pas voir en direct ajoute une touche moderne (presque un côté télé-réalité) et dynamique pas piqué des hannetons ! Petit plus non négligeable, la bande son, très pop-anglaise (Beatles, David Bowie…), qui donne une atmosphère légère et originale à cette comédie romantique revisitée. A voir !

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Egalement à l’affiche du Lucernaire

Pour les amateurs de textes acerbes, arrêt obligé au Lucernaire avec Dorothy Parker ou excusez-moi pour la poussière. Dans cette pièce drôle et touchante signée Jean-Luc Seigle et mise en scène par Arnaud Sélignac, on découvre la vie d’une romancière à succès, excentrique au possible, Dorothy Parker (Natalia Dontcheva sur les planches), devenue au fil des années une véritable icône littéraire.

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